Un contrat de 1,7 milliard - Transcontinental imprimera le Globe and Mail jusqu'en 2028

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 27 août 2008

Mots clés : contrat, Globe and Mail, Transcontinental, Média, Entreprise, Québec (province)

Transcontinental a annoncé hier l'obtention d'un contrat de 1,7 milliard visant l'impression du quotidien torontois The Globe and Mail jusqu'en 2028 dans la plupart de ses principaux marchés au Canada.

Pour conclure la transaction, l'éditeur et imprimeur montréalais a accepté de construire une nouvelle imprimerie dans la région de Toronto et de moderniser ses installations dans le reste du Canada (Halifax, Boucherville, Calgary et Vancouver), au coût de 200 millions.

Le président et chef de la direction de Transcontinental, François Olivier, a soutenu que l'entreprise allait simplement accélérer des investissements prévus pour les cinq prochaines années. En contrepartie, à partir de 2010, le Globe and Mail devra réduire d'environ 4,5 centimètres (1,75 pouce) la hauteur de ses pages afin de se conformer aux capacités techniques de Transcontinental. Le quotidien profitera de l'occasion pour effectuer une refonte de sa mise en pages. Les nouvelles presses permettront d'utiliser de la couleur dans toutes les pages et d'imprimer sur du papier glacé.

Le contrat doit procurer des recettes annuelles d'environ 95 millions à l'imprimeur (comprenant le coût du papier), dont 25 millions en nouveaux revenus.

L'entente entrera en vigueur à l'échéance des contrats actuels, en 2010. Transcontinental imprime déjà le Globe and Mail en Ontario, dans les provinces maritimes et au Québec. Le nouveau contrat ajoute la Colombie-Britannique et l'Alberta, mais exclut les Prairies.

L'investissement de 200 millions doit permettre à Transcontinental d'imprimer non seulement des journaux, mais aussi des circulaires, de façon à accroître et diversifier les revenus de la société. Transcontinental soutient qu'elle exploitera le premier réseau d'installations pouvant imprimer à la fois journaux et circulaires au Canada.

La rentabilité de l'investissement dépendra de la capacité de Transcontinental à recruter des clients pour l'impression de circulaires.

L'éditeur du Globe and Mail, Phillip Crawley, a précisé que la recherche d'un imprimeur s'était étalée sur plus de 18 mois et qu'elle avait donné lieu à une vive concurrence entre les soumissionnaires.

«Il s'agit d'une annonce historique pour le Globe and Mail, nos lecteurs, nos annonceurs et notre personnel, a déclaré M. Crawley dans un communiqué. Cela démontre que nous maintenons notre confiance quant à l'avenir de l'industrie des journaux.»

Les dirigeants de Transcontinental ne savent pas encore si la modernisation des presses se traduira par des pertes d'emploi. Tout dépendra du volume d'affaires qu'obtiendront les nouvelles installations, a-t-on expliqué.

François Olivier a affirmé que le contrat «protégeait» Transcontinental contre une baisse du tirage ou du nombre de pages du Globe and Mail.

Conserver le contrat du Globe était fondamental pour Transcontinental, alors que l'entreprise tente de convaincre des éditeurs américains de retenir son modèle d'impartition d'impression. En 2006, la société montréalaise a signé un contrat d'un milliard pour l'impression du quotidien San Francisco Chronicle, qui doit débuter au début de l'an prochain.

Malgré les attentes, aucun autre contrat du genre n'a encore été conclu aux États-Unis.

Il y a quelques mois, M. Olivier a indiqué que l'importante crise que vivent actuellement les éditeurs américains ralentissait la prise de décisions à long terme.


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